Great Blue Hole, cénote sous-marin du Belize | Magazine PONANT

Plongeon dans l’un des gouffres marins les plus profonds du monde

Il y a encore de l’inconnu sur cette planète. Au large d’un pays dérobé de la mer des Caraïbes – le Belize – existe un lieu mû par des millions d’années d’histoire et occulté par 124 mètres de fond : le Grand Trou Bleu.

Belize : La terre de Noé

Du sud du Mexique à l’est du Guatemala, fleurit le pays des hommes libres, à l’ombre des monts Maya. Bienvenue au Belize, terre intacte d’Amérique centrale. Un paradis tropical au bord de la mer des Caraïbes qui fut le refuge romanesque des plus grands flibustiers. Le Belize est un trésor naturel à ciel ouvert, pays d’une richesse faunesque et florale tellement incroyable qu’on jurerait que l’arche de Noé s’y est échouée.

Au-delà des délicieux clichés caribéens, ce bandeau de terre anglophone s’avère également une destination prisée des amateurs d’histoire puisque les civilisations précolombiennes y ont largement laissé leur trace. Le Belize se découvre sur terre mais aussi en mer. Le long de ses côtes repose la seconde barrière de corail la plus importante au monde, dans l’atoll de Lighthouse Reef. Une zone maritime qui abrite peut-être ce que le pays a de plus fascinant et de plus impressionnant : Great Blue Hole.

Grand Trou Bleu : l’œil du monde

À 80 km des côtes du Belize, en plein cœur de l’atoll de Lighthouse Reef… le monde s’ouvre sous les coques des bateaux venus observer un phénomène géologique des plus fascinants : Great Blue Hole ou le Grand Trou Bleu. Cerclé par un gigantesque anneau de corail d’un diamètre de 318 mètres, GBH est un cénote sous-marin (terme dérivé du maya signifiant « puit sacré »), autrement dit un gouffre d’une profondeur de 124 mètres, soit le deuxième plus profond du monde… Le premier se trouvant en mer Rouge. Une curiosité naturelle qui dénote d’autant qu’elle est d’une forme parfaitement circulaire, ce qui lui vaut parfois le surnom d’« œil du monde ».

Et son gigantisme de continuer d’interroger la communauté scientifique puisque sa profondeur déjoue les théories paléontologiques. Ces cénotes datent des ères glaciaires, à une époque où le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Or, la profondeur de GBH ne correspond pas à ce que l’on sait des niveaux marins de l’époque. Jamais l’océan dans cette région du globe n’a été aussi bas. Sa formation serait-elle d’une autre origine ? Le mystère flotte par 124 mètres de fond, dans une eau d’un bleu tantôt cristallin tantôt nocturne, pèlerinage absolu des plongeurs en quête de sensations et de gigantisme.

L’histoire sans fond

Parmi les nombreux bateaux, navires et vaisseaux qui ont croisé à la surface de cette

arène abyssale, il en est un qui a marqué l’histoire de ce gouffre : la Calypso. Le bateau du commandant Jacques-Yves Cousteau a jeté l’ancre (qui n’a sûrement jamais touché le fond !) au-dessus de GBH en 1971 pour y dresser une carte détaillée des fonds. Après des semaines d’études, l’explorateur a décrété que cette cavité figurait parmi les 10 principaux sites de plongée au monde. Et l’homme au bonnet rouge savait de quoi il parlait ! Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996, le Grand Trou Bleu n’a peut-être pas encore révélé tous ses secrets. L’année suivante, en 1997, une cavité a été découverte à 50 mètres de profondeur sur la partie ouest du trou : la West Wall Cave. Au fond de cette grotte, les plongeurs ont trouvé un tunnel de plus de 46 mètres jonché de nombreux squelettes de tortues et d’autres espèces marines. S’agissait-il du repaire d’un animal marin ou terrestre ? Le mystère reste complet.

Du ravissement des sens aux vertiges abyssaux, le Belize et ses fonds marins vous invitent à une plongée dans l’inconnu, dernier luxe d’un monde qu’on croit connaître.


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