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La passion intacte d’un chef d’expédition

Il a beau avoir exploré tous les océans et connaître la faune sur le bout des doigts, le chef d’expédition José Sarica reste un éternel enfant face à la magie des éléments. Ce grand spécialiste et amoureux des cétacés revient avec nous sur son parcours et sur ce qui l’anime au quotidien. Rencontre.


Cette passion… comment vous est-elle venue ?

C’est un rêve d’enfant. À 10 ans, j’ai vu le film Orca, sorti en 1977. La suite de mon parcours a été guidée par ma passion pour les baleines. Une passion peut vous emmener très loin : je suis allé jusqu’au doctorat. Je suis ensuite devenu naturaliste, conférencier sur les baleines, puis chef d’expédition.

Qu’est-ce qui vous anime au quotidien ?

Avant tout, partager ma passion. Il n’y a rien de plus incroyable que de voir les gens contaminés par la passion qui vous anime depuis que vous êtes enfant. C’est la plus belle des gratitudes qu’on éprouve en tant que chef d’expédition. Ma passion, ce sont les baleines et les orques : quand je suis devant eux j’ai l’impression de tenir dans ma main la main de l’enfant que j’étais à 10 ans. Je me sens au bon endroit au bon moment.

Votre expédition idéale, ce serait…

Partir de Bali et finir à Ushuaïa. Cela prendrait plus de 2 mois ! Je passerais par le Vanuatu, un endroit où les volcans, et surtout les communautés sont d’une richesse infinie, d’une beauté incroyable et d’une authenticité bouleversante. J’irais ensuite en Nouvelle-Zélande pour me diriger vers les Malouines. Ensuite la Géorgie du Sud, qui pour moi est le Serengeti de l’océan Austral, avec ses millions de manchots royaux, de bébés otaries à fourrure et ces éléphants de mer… Quand les animaux vous regardent droit dans les yeux, on se demande qui regarde qui. Ensuite, je pointerais vers la péninsule Antarctique, puisque après ça, c’est la Lune. Enfin, je terminerais à Ushuaïa.

La rencontre animale la plus forte qu’il vous ait été donnée de faire ?

Le fameux dragon du Komodo que j’ai vu sur l’île Komodo en Indonésie. Ce sont des animaux préhistoriques très impressionnants. Il sont bien plus anciens que nous, et ils sont toujours là.

Dragon de Komodo Ponant

Pouvez-vous citer un explorateur dont vous admirez le parcours ?

Jean-Baptiste Charcot parce qu’il était médecin mais surtout très humain, avec un immense respect pour les animaux et pour son équipage. Avant de faire naufrage à Reykjavik, il avait adopté une mouette blessée qu’il avait appelée Rita. Un survivant a raconté que lors du naufrage, Charcot a ouvert la cage et libéré la mouette. Il a prié pour tous ses marins. Il possédait toutes les qualités humaines, d’exploration, de navigation : on l’appelait « le gentleman des pôles ».

Quel est votre moment préféré pendant une croisière ?

À quatre heures du matin, s’il y a des baleines qui se nourrissent autour du bateau, j’aime réveiller les passagers et les inviter sur les ponts extérieurs pour partager avec eux ce moment magique. Voir ces mammifères sociabiliser dans leur milieu naturel, voir une baleine sauter et bénéficier d’un guide qui vous explique pourquoi, cela sublime encore l’observation. Voir une baleine c’est une chose, mais l’entendre respirer, cela touche n’importe qui.

baleine antarctique

3 choses à savoir sur le métier de chef d’expédition PONANT

• En concertation avec le commandant à bord, il définit l’itinéraire et peut le modifier parfois en fonction des prévisions météorologiques.

• Il gère l’équipe de naturalistes qui pilotent les zodiacs et commentent les sorties aux passagers.

• Il est responsable de la sécurité des passagers dès qu’ils ont quitté le navire et s’assure que les conditions sont optimales pour pratiquer l’activité proposée.

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