Faune de l’océan Austral : îles Falkland et Géorgie du Sud

Tout savoir sur la faune des îles Falkland et de la Géorgie du Sud

Au large du Continent blanc, les îles subantarctiques sont des sanctuaires naturels abritant une faune extraordinaire qui évolue sur fond de panoramas majesteux, entre grandes plaines, montagnes et glaciers. Alain Bidart, guide-naturaliste sur les croisières d’expédition en Antarctique, nous dévoile quelques-uns des secrets des îles Falkland et de la Géorgie du Sud, véritables paradis pour les naturalistes.

Quelles espèces peut-on observer en Géorgie du Sud ?

Alain Bidart : La Géorgie du Sud offre des panoramas incroyables, avec de grandes plaines et des plages abritant de nombreux manchots (comme la plaine de Salisbury ou Saint-Andrews), des éléphants de mer et des otaries à fourrure, avec les montagnes et les glaciers en toile de fond.

On y trouve principalement des manchots royaux, notamment à Saint Andrews avec une colonie de plus de 100 000 couples, des gorfous dorés (ou macaronis) ainsi que quelques manchots papous, à jugulaire ou des gorfous sauteurs. Chaque été (de novembre à mars), les manchots royaux, qui sont partis parfois à 1 500 kilomètres de la colonie, reviennent à terre un peu contraints, pour la reproduction.

 
faune Falkland et Géorgie du Sud
 

La Géorgie du Sud est surnommée le « royaume des manchots ». En quoi est-ce un cadre propice pour eux ?

Alain Bidart : La Géorgie du Sud fait partie des rares terres émergées de l’océan Austral. Les manchots n’ont donc d’autre choix que de s’établir à cet endroit. Il faut bien garder en tête que les manchots et les albatros sont des oiseaux marins. En hiver, ils sont en mer. De plus, c’est une zone où ils ont facilement accès à leurs proies.

 
faune Falkland et Géorgie du Sud
 

Lors des croisières en Antarctique, que ressent-on pendant l’escale en Géorgie du Sud ?

Alain Bidart : C’est incroyable, et c’est souvent un choc pour les gens. Certains pleurent en se retrouvant au milieu de tous ces manchots. C’est une expérience unique de contact avec la faune. Il n’existe plus que très peu d’endroits comme celui-ci sur la planète. D’autant plus que les manchots ne sont pas craintifs. Ils continuent leur activité tranquillement, comme si vous n’étiez pas là. On est totalement plongé dans leur milieu de vie.

 
faune Falkland et Géorgie du Sud
 

Les îles Falkland présentent une géographie plus complexe… comment approche-t-on la faune lors des escales dans l’archipel ?

Alain Bidart : Les îles Falkland sont composées de nombreuses îles et péninsules, habitées par l’homme. Dans certaines zones, il n’y a aucun animal, dans d’autres, des colonies entières. Les débarquements y sont faciles. Et nous sommes accueillis par des propriétaires privés sur leurs propres terres pour observer la faune. C’est un échange humain privilégié.

 

 

Comment les différentes espèces d’oiseaux cohabitent-elles dans les îles Falkland ?

Alain Bidart : Elles n’ont pas vraiment d’interactions. À terre, elles nichent dans des zones distinctes. Chacune choisit un endroit qui lui est propre : les manchots royaux au niveau de la mer, les gorfous dorés plus haut dans les grandes herbes (tussack), les grands albatros encore plus dans les hauteurs, où ils peuvent courir pour décoller, les albatros à sourcils noirs sont proches de falaises d’où ils peuvent sauter pour s’envoler.
En mer, les oiseaux chassent des proies différentes, à des profondeurs variées. Ce sera du krill pour les gorfous, des poissons-lanternes pour les manchots royaux qui peuvent plonger jusqu’à 400 mètres de profondeur, des calamars pour les albatros.

 
faune Falkland et Géorgie du Sud

Quelles menaces pèsent sur ces espèces ?

Alain Bidart : Il existe des menaces facilement identifiables. La plus grande pour les albatros et les pétrels reste la pêche à la palangre. Beaucoup d’oiseaux s’accrochent aux hameçons. Des centaines de milliers en meurent chaque année. Mais les choses évoluent. Des mesures ont été prises en Géorgie du Sud. Depuis, on n’y déplore plus aucune perte.

D’autres menaces sont plus insidieuses. On peut redouter le manque de krill à long terme s’il y a moins de banquise autour de l’Antarctique, ou encore le réchauffement des océans qui fera évoluer la présence de proies et donc la répartition des oiseaux. Mais nous n’avons pas encore assez de recul.

Crédits photos : Studio PONANT (Violette Vauchelle, Julie Lacombe, Leslie Levadoux) et iStock


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